30 avril 2008
Pêcheurs Saintois
La réputation des pêcheurs Saintois de Terre de Haut n'est plus à faire. Ils sont les meilleurs de l'archipel de la Guadeloupe.
Ils ont su développer des techniques adaptées à la capture des espèces locales et ont inventé une petite embarcation à voile, la Saintoise, qui s'est imposée dans toute le Guadeloupe.
A Pointe à Pitre, les jours de marché, jamais ils ne descendent de leur embarcation : cela pourrait leur porter malheur!! Ainsi le poisson est vendu sur le quai.
...
De son passé pêcheur, l'île de Terre de Haut a hérité d'une histoire particulière.
L'activité maritime de l'île ne nécessitant pas de grands effectifs d'esclaves, les blancs sont toujours demeurés plus nombreux.
En outre, le domaine maritime n'étant la propriété de personne en particulier, priorité était donnée au savoir faire de chacun, laissant place à une forme d'égalitarisme entre les races. La communauté blanche des Saintes n'a ainsi jamais érigé les barrières qui l'auraient isolée du peuple noir. Et de cette philosophie et du métissage particulièrement développé qui en est découlé est née l'identité particulière des Saintes.
A méditer...
Bonne journée !
29 avril 2008
Oursin Bleu
Ma photo d'aujourd'hui a été prise chez moi, à Martigues.
C'est un Oursin Bleu. Son nom botanique est "Echinops Ritro". Il appartient à la famille des Astéracées.
C'est une plante vivace que l'on trouve sur le pourtour méditerranéen, de l'Espagne à la Turquie, jusqu'à 1500 mètres, exclusion faite des îles. Elle pousse sur les sols secs et rocailleux.
Elle est aisément reconnaissable à sa tige blanche et à ses fleurs bleues et sphériques qui apparaissent en juillet.
Il ne faut cependant pas la confondre avec l'Echinops à tête ronde, aux fleurs bleu pâle ou blanchâtres et à la tige brune.
Bonne journée !
28 avril 2008
Famille
Pas de culture aujourd'hui... juste un peu de moi!!
Après cinq jours enfermée, je viens de passer une douce journée auprès de mes amis, sous le soleil, au bord de la mer, ... une journée sans scrap mais une de celles qui prête aux confidences.
Ma page d'aujourd'hui est donc, chose rare, consacrée aux souvenirs... ceux de deux personnes qui me sont particulièrement chères : ma maman et son petit frère, qui est aussi mon parrain.
La page est un scraplift d'une page Francesca.
La voici donc :
Si aujourd'hui, j'ai trouvé la personne que je vais épouser bientôt pour la vie, mon parrain est l'un de ces hommes qui me sont les plus chers au monde, celui dont on ne doit jamais dire de mal, celui qui , malgré tous ses défauts, reste parfait à mes yeux... quant à mère... elle possède ce statut que nul, jamais, ne lui ravira !!!! Elle est ma vieille... et elle le restera !!
Voilà!!!
Bonne journée !!!
27 avril 2008
La Rivière Salée
Ma double page d'aujourd'hui est consacrée à la Rivière Salée. Elle complète celle que j'avais consacrée à la mangrove, ici, et celle d'hier sur le Pont de la Gabarre.
Voici donc la première partie :
Et la seconde :
Enfin, les deux réunies :
(J'avoue être assez satisfaite du rendu de ces deux pages réunies !)
Ce que dit mon journaling :
"Large de 30 à 100 mètres et profonde de 5 mètres environ, la Rivière Salée est le bras de mer qui relie le Grand Cul de Sac Marin au nord, au Petit Cul de Sac Marin au sud et qui sépare la sèche et calcaire Grande Terre de la verte et montagneuse Basse Terre.
Bordée de mangrove, cette rivière aux eaux saumâtres et ses marécages attenants offrent un lieu privilégié de reproduction, d'alimentation et de refuge pour l'avifaune sédentaire et migratrice."
Ceci dit, je pense vous avoir tout raconté de ce que je savais sur cette rivière...
Bonne journée !
26 avril 2008
Pont de La Gabarre
Tout d'abord, merci pour vos commentaires d'hier et vos voeux de bon rétablissement. S'ils n'ont pas eu la vertu de me guérir, ils m'ont au moins fait plaisir et certains m'ont bien fait rire...
...
Pas de plage enchanteresse aujourd'hui, ni de fruit aux douces saveurs exotiques... mais un pont, celui de La Gabarre aux abords de Pointe à Pitre.
Je me suis inspirée, pour cette page, du sketch 32 de Scrap'Idées que voilà :
Voici ce que ça donne :
Ce que dit mon journaling :
"Un bras de mer d'une dizaine de kilomètres de long sépare Basse Terre de Grande terre. c'est la Rivière Salée. Ses eaux sont saumâtres et bordées de mangrove.
Pendant longtemps, le passage d'une île à l'autre s'effectue en canot. En 1765, une gabarre pouvant supporter sept ou huit chevaux et une dizaine de passagers, tractée à la force des bras le long d'un gros câble, est mise en place.
En 1806, elle laisse place à un pont de bois porté par des bidons flottants, le Pont de l'Union, surnomme pont Domino par les riverains à cause du bruit que font les voitures lors de leur passage sur les planches.
Au milieu du XIXè siècle il est remplacé par un pont-levis permettant de laisser passer les bateaux, puis par l'actuel pont à six voies, traversé aujourd'hui quotidiennement par plusieurs milliers de véhicules."
La gabarre d'origine a donc laissé son nom au site et à la route qui y mène.
Le nouveau Pont de l'Alliance, plus au nord, a été inauguré en 1998, offrant ainsi une nouvelle possibilité de franchir la Rivière Salée. Mais lors de mon séjour en Guadeloupe, le pont de La Gabarre était l'unique moyen de rallier les deux îles. Il était ainsi régulièrement la cible des syndicats mécontents qui n'hésitaient pas à en bloquer l'accès pendant des jours entiers paralysant du fait l'activité d'une grande partie de l'île...
Pour ma part, par exemple... je me souviens avoir eu droit au mécontentement des chauffeurs de cars !
Bonne journée!
25 avril 2008
L'Anse à Mire
Je demande votre indulgence aujourd'hui !
En repos pour cause de crève carabinée, je pensais pouvoir en profiter pour scrapper tout le jour... mais la fatigue à pris le dessus et, avec toute ma bonne volonté, je n'ai su faire que ça :
Et ça :
pour donner ceci, les deux pages réunies :
Je suis d'autant plus déçue que je venais de recevoir ce superbe papier avec lequel j'avais projeté de réaliser des merveilles.
...
Il me reste cependant encore un peu de force pour vous assommer d'un petit commentaire.
Les photos ont été prises dans l'Anse à Mire, à la sortie du bourg de Terre de Haut sur l'archipel des Saintes. La maison en forme de paquebot est celle du médecin de l'île.
Largement fréquentée par les pêcheurs, cette plage fait face à l'ilet à Cabrit qui l'isole de la mer Caraïbe. Ici, l'horizon est fermé. De chaque côté du bourg des mornes viennent délimiter la rade : le Morne à Mire d'un côté, le Pain de Sucre et le Chameau de l'autre. Et plus loin se profilent Basse Terre et sa nuageuse Soufrière.
De cet "isolement", l'Anse à Mire tire tout son profit : des eaux particulièrement calmes et limpides dans un paysage de collines aux verts luxuriants, ... un je ne sais quoi qui doit s'apparenter au Paradis.
La Terre est le probable Paradis perdu.
Frederico Garcia Lorca
Bonne Journée!
24 avril 2008
Morne à l'Eau
Le sujet de mes pages d'aujourd'hui peut surprendre puisqu'il s'agit... d'un cimetière.
Je n'ai pas pour habitude de visiter ces lieux, mais celui de Morne à l'Eau, n'invite ni à la tristesse, ni à la mélancolie, ni au recueillement silencieux.
Voici donc la première page :
Puis la seconde :
Et les deux réunies :
Commune de Grande Terre, successivement dénommée Case aux Lamentins, Vieux bourg, Bordeaux Bourg et Grippon, c 'est en 1969 qu'elle acquiert définitivement le nom de Morne à l'Eau - le mot "morne" désignant aux Antilles une colline.
Principale exportatrice de crabe de l'archipel, elle est connue, en Guadeloupe, pour sa fête du crabe à Pâques. Mais à l'échelle du tourisme international, elle est surtout réputée pour son cimetière si particulier.
Construit sur les flancs d'un morne, toutes ces tombes sont ornées de faïences étincelantes, certaines roses ou bleues mais majoritairement noires et blanches disposées comme sur un damier.
Certains tombeaux, très ouvragés, ont été dessinés par des architectes et conçus comme de véritables demeures avec terrasse et étage et chacun est entretenu avec beaucoup de soin.

Et le soir du premier novembre, jour de la Toussaint, les familles se réunissent pour se recueillir, dans une ambiance festive et à la lueur de milliers de bougies, sur les tombes de leurs défunts.
Bonne journée !
23 avril 2008
Eglantine
La photo d'aujourd'hui a été prise à Sillans la Cascade. Souvenez-vous, c'est là.
C'est une fleur d'églantier.
L'églantier est un arbrisseau épineux de 2 à 3 mètres de haut, de la famille des rosacées. Son nom botanique, Rosa Canina (rosier des chiens) lui vient de sa réputation, dans l'Antiquité, de soigner la rage.
C'est une espèce commune, très répandue en Europe, de la Méditerranée à la Scandinavie, mais également en Afrique du Nord et en Asie. On le trouve en plaine surtout, à la lisière des forêts, sur le bord des routes, dans les broussailles et les talus.
L'églantier fleurit d'avril à juillet. Ses fleurs sont blanches, délicatement irisées de roses.
Le fruit de l'églantier, le cynorrhodon, ou plus familièrement gratte-cul et poil à gratter, arrive à maturité au mois d'octobre. Il est comestible. On l'utilise essentiellement pour la réalisation de confitures (miam, miam... ma préférée!), de gelées, de sirops, de pâtes de fruits et de tisanes.
Naturellement riche en vitamine C et légèrement diurétique, il possède des vertus médicinales. Il combat la fatigue et les refroidissements et renforce les défenses immunitaires. Il peut également être prescrit pour lutter contre certaines infections intestinales ou pour soigner l'arthrose et les brûlures.
Bonne journée!
22 avril 2008
Plantation Grand Café Belair
Gourmand(e)s de bananes, réjouissez-vous, aujourd'hui, elle n'aura plus de secret pour vous !
Le post est un peu long, mais qui aura la chance d'arriver au bout, saura absolument tout sur ce fruit exotique qui, contre toute attente, ne pousse pas directement sur les étals des supermarchés de métropole.
Ma double page d'aujourd'hui nous emmène donc dans la Plantation Grand Café Belair, sur Basse Terre, en Guadeloupe.
Voici la première page:
puis la seconde:
Et les deux réunies :
Ce que dit mon journaling :
"Sur la commune de Capesterre Belle Eau, la Plantation Grand Café Belair est la propriété de Gérard Babin.
Dans les années 40, elle était encore une plantation de café, également de vanille et de cacao. Aujourd'hui, suite à la chute du cout de revient du café, c'est une bananeraie qui s'étend sur 30ha de terrain que l'on visite sur une charrette tirée par un tracteur.
Ici, c'est la Poyos que l'on cultive, mais, au cœur de la bananeraie, le jardin créole, autour de la maison de maitre centenaire de son propriétaire, expose, outre des plantes exotiques, des arbres fruitiers tropicaux et des caféiers témoins du passé de la propriété, une trentaine de variétés de bananes originaires de monde entier ou habituellement cultivées sur l'ile."
Originaire d'Asie méridionale et de Malaisie , la banane constitue aujourd'hui, l'un des principaux produits d'exploitation et d'exportation de Guadeloupe.
Le bananier exige beaucoup d'eau et il est particulièrement sensible aux basses températures et aux vents. Aussi, le climat de la Guadeloupe lui est-il particulièrement favorable.
Le bananier peut atteindre jusqu'à 15 mètres de haut, mais il n'est pas un arbre: il ne possède pas de vrai tronc, mais une succession de gaines foliaires imbriquées les unes dans les autres en spirale et se terminant par un bouquet de feuilles, c'est le stipe. Au cœur de celui-ci, une inflorescence se développe portant à sa base la fleur femelle et à son extrémité la fleur mâle. Un bananier unique, cependant ne portera jamais de fruit : il faut quatre bananiers réunis pour qu'il y ait pollinisation.
Le régime de banane nait de la fleur femelle. A maturité, il peut porter jusqu'à 15 pattes (ou mains) et peser jusqu'à 95 kilos. Chaque patte offre une vingtaine de bananes.
Le cycle végétatif de la banane est d'environ un an : il faut sept mois au bananier pour arriver à maturité et quatre mois au régime pour pouvoir être ramassé. Puis le bananier meurt et il est coupé. Le plant survit cependant grâce aux rejets nés de la souche du pied-mère qui produit ainsi pendant cinq ans.
A la Plantation Grand Café Belair, la récolte se fait encore à la machette et à dos d'homme !!
Chaque régime est protégé par un grand sac de plastique bleu qui, outre accélérer leur maturation, permet de
faire fuir les oiseaux et les rats et d'empêcher les insectes de
s'introduire dans les fruits. Devant l'insuffisance de telles mesures, cependant, les exploitants procèdent également à l'épandage régulier de la bananeraie au moyen de petits avions ou d'hélicoptères.
Les régimes récoltés sont menés dans un hangar pour l'empaquetage.
Ils sont séparés par pattes, puis plongés dans un bain à base de sel d'alun pour être débarrassés de leur sève, sectionnés, rincés, traités et emballés.
Chaque semaine, la plantation expédie un conteneur de bananes vers la métropole.
La visite de cette plantation est d'autant plus intéressante qu'elle s'effectue dans un environnement enchanteur, qu'elle est menée le plus souvent par un ouvrier agricole expérimenté et passionné et qu'elle se solde par une dégustation des diverses variétés de bananes et de leurs produits dérivés.
...
Voilà ! C'est terminé!
Je remercie toutes celles qui ont tenu jusqu'au bout... je les admire aussi!
Je leur rappelle qu'elle étaient, au départ venue pour voir du scrap... et qu'en cherchant bien aux tréfonds de leur mémoire, elles se rappelleront en avoir vu il y a cinq bonnes minutes juste un peu plus haut.
Lorsque je me mets à écrire, j'ai parfois moi-même des difficultés à me souvenir que nous sommes là, essentiellement, pour partager notre passion commune pour le scrap!
Mille excuses!!
Bonne journée!
21 avril 2008
Maison Zévallos
De retour de mariage hier soir vers 20h00, avec quelques heures de sommeil perdues en route, je n'ai pourtant pas su résister à la tentation scrap.
L'inspiration en berne, cependant, j'ai scraplifté une page de Cath, elle même inspirée de son livre Scrap'Voyage.
Voici ce qu'elle donne :
Et comme j'avais deux photos identiques qui ne méritaient pas une double page, j'y ai ajouté, caché sous la photo principale, le petit tag que voilà:

Ce que dit mon journaling :
"Il ne reste de cette ancienne sucrerie, située au Moule, sur Grande Terre, que la cheminée cylindrique et la maison de son propriétaire Hector Parisis Zévallos.
Cette dernière est l'une des illustrations les plus éloquentes de l'architecture métallique implantée dans les îles lors de la révolution industrielle au XIXè siècle".
Depuis 1894, son toit est de tôle. Sa structure métallique est dissimulée, à l'extérieur, par de la brique rose, à l'intérieur, par du bois. Les deux balcons circulaires superposés sont soutenus par de fines colonnes et bordés de balustrades ouvragées de fer forgé. La délicatesse de l'ouvrage métallique alliée à l'abondance d'ouvertures sur la façade offrent à la maison Zévallos élégance et légèreté et font d'elle une pièce unique en Guadeloupe.
Elle reste aujourd'hui une propriété privée et ne peut être visitée.
Elle est toujours fermée, et d'aucuns diront qu'elle est hantée. En effet, elle a été le théatre d'un sanglant massacre d'esclaves au XIXè siècle et les anciens affirment encore entendre, certaines nuits, les cris et lamentations des esclaves tués.
...
Une nouvelle fois, je vous remercie pour tous vos commentaires sympathiques sur mes pages. J'ai été particulièrement touchée par l'accueil que vous avez réservé à ma première carte. Vous m'encouragez toutes à continuer.
Bonne journée !!!
























