Hier, Cath me lançait le défi suivant : faire une page dans des coloris très toniques, qu'il est vrai, j'utilise très peu.
J'ai donc annulé mon programme de la journée, j'ai choisi la musique qui me semblait adaptée, je me suis armée de ma paire de ciseaux et de mes papiers... et je me suis lancée.

Voici ce que ça donne :
02___Guadeloupe___Rhum
Cath, j'espère que j'ai répondu à ton attente parce que, très franchement,... je me suis surpassée !
J'ai d'ailleurs bien cru devoir courir  acheter des papiers adaptés spécialement pour cette page (la bonne excuse!!!). Heureusement qu'il m'arrive, de temps en temps, d'acheter un magazine ou deux offrant quelques feuilles dans ces fameux tons très colorés que je n'utilise jamais !!!   

Quoiqu'il en soit, je me suis beaucoup amusée... et je suis fin prête pour un prochain !

La citation est le refrain d'Encore du Rhum, une chanson de Soldat Louis que je trouve finalement très belle et dont voici les paroles:

Refrain :
Encore un rhum
Et puis un rhum
Pour s'mettre la tête
Cap sur Babylone
Patron sers-moi un rhum

Toi l'môme écrase un peu
Me gueulait toujours mon vieux
Lui y'a qu'en mer qu'i'buvait pas
Un pied à terre rattrapait ça
 
Gonflant un peu mon n'veu
Pas cool si tu comprends mieux
Pourtant parfois j'sais pas pourquoi
Quand ça prenait i'm'racontait
 
Refrain
 
A 14 ans la mine
18 ans encore la mine
Collé une tête au contremaître
Pas trop son truc le genre trouduc'
 
Voyait pas bien l'avenir
Pas clean si ça t'fait plaisir
Dans la marine on voit aut'chose
Y'a des frangines pas d'silicose
 
Refrain
 
Les glandes i's'fait la marchande
Tous les bordels qui l'attendent
Vas-y qu'j'm'assomme que j'fume l'opium
J'prends des bitures de toutes natures
 
Il aimait ça le vieux
C'était son trip si t'aimes mieux
I's'prenait dieu entre quat'z'yeux
Pour qu'il assure en cas d'coup dur
 
Refrain
 
Si tu m'entends là-haut
Fallait bien qu'tu saches mat'lot
Que j't'ai dans le coeur mille fois par heure
Et qu'ça rend triste
Ton grand con fils
 
Refrain

...

Ceci fait, je ne résiste pas à l'envie d'ajouter un petit commentaire sur ce fameux produit aujourd'hui scrappé.

Le rhum est issu de la canne à sucre.
Cette dernière, originaire de l'Inde, a été introduite aux Antilles à la fin du XVè siècle.
Elle plantée d'Avril à Juillet et récoltée une fois par an.
La tige est coupée avec un coupe-coupe au plus près du sol, étêtée puis débarrassée de ses feuilles sèches.
Comme le bananier, la canne à sucre fait des rejetons et n'est replantée que tous les cinq ou six ans.

Elle est ensuite coupée en morceau, broyée pour en extraire le vesou (le jus) puis déposée dans des cuves de fermentation. Celle-ci débute une heure, environ, après le broyage et s'effectue à l'air libre, pendant 12 ou 48 heures. Le sucre du jus de canne se transforme naturellement en alcool grâce aux levures naturelles qu'il contient.
Le jus fermenté est enfin distillé.
A la sortie de la colonne de distillation, le rhum de coulage est limpide et affiche jusqu'à 80° d'alcool.
Il est ensuite stocké dans des foudres de bois ou d'inox.
Pour obtenir l'appellation "rhum vieux", il doit cependant être stocké dans des fûts de chêne  où il reste 4 ans au moins.

Avant commercialisation, le degré d'alcool du rhum est ramené à 50° ou 55° par addition d'eau.

Les rhums blancs et ambrés sont très rarement consommés seuls. Ils entrent, le plus souvent, dans la composition de cocktails de toutes sortes ou sont arrangés par la macération de fruits, de plantes ou d'épices. A mon sens, rien ne vaut, cependant, le traditionnel Ti'punch, sinon, peut être, l'excellent Shrubb, délicatement aromatisé à l'orange  ! Miam ! Miam !

Bonne Journée!