12 mai 2008
Reflets
Non je n'ai pas bu, je n'ai abusé d'aucune substance illicite non plus et mes photos ne sont pas à l'envers.
Elles ont simplement été prises un jour ensoleillé de l'hiver dernier, le long du Canal du Midi, entre Agde et Sète, ici :
Le canal était si calme ce jour-là, qu'il était difficile de distinguer le sujet de son image :
Pour ma première page, je me suis inspirée d'un sketch de Stéphanie Dagan trouvé ici, sur Scrapdéco.

La seconde est de mon cru :
Et j'avoue aimer le résultat final :
Bordé d'un chemin de halage planté d'arbres tricentenaires et ponctué de 350 ouvrages d'art (ponts, écluses, aqueducs,...) le Canal du Midi relie la Garonne à la Méditerranée. Construit entre 1666 et 1681, sous le règne de Louis XIV, il est une initiative du percepteur biterrois Pierre-Paul Riquet soucieux de développer le commerce en Languedoc.
D'abord nommé Canal Royal de Languedoc, il est rebaptisé Canal du Midi par les révolutionnaires en 1789.
En 15 ans, 15 millions de livres ont été investies et 12000 hommes et femmes ont contribué à sa création, sous la tutelle de Pierre Paul Riquet alors fait ingénieur, géologue, hydraulicien et inventeur.
Pendant près de deux siècles, il sera la pièce maîtresse du commerce languedocien, favorisant les échanges entre la Méditerranée et l'Atlantique, développant l'activité économique des territoires qu'il traversera.
Classé au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, il reste, aujourd'hui, le plus long canal d'Europe (240km) encore en état de fonctionnement.
Et s'il ne voit plus guère passer de bois, d'huile ou de vin, le tourisme fluvial y est fortement développé.
Bonne journée !!
11 mai 2008
Traces
J'ai ramené la photo d'aujourd'hui de Tunisie, il y a presque dix ans.
Et jamais je ne m'en lasse.
Se réveiller à l'aube,
s'avancer dans la dune,
y admirer le lever du soleil,
y partager les précieuses secondes de cette vie étrangère
trop souvent ignorée,
savoir qu'à cet instant le monde nous appartient,
que jamais rendez-vous n'a été si parfait,
et, dans cette immensité, se sentir l'heureux survivant d'une planète oubliée...
Nul n'a reçu de la nature le droit de la détruire.
Nicolas Hulot
Bonne journée !
10 mai 2008
Les Aresquiers
Mes photos d'aujourd'hui ont été prises aux Aresquiers, entre Sète et Montpellier.
Voici ce qu'elles donnent :
Pour cette première page, je me suis vaguement inspirée de la dictée de pages proposées ici par Scrap Factory à l'occasion du scrapbooking day, la semaine dernière. Je n'ai su cependant respecter que la taille de découpe des papiers !
Cette deuxième page, par son extrême simplicité me chagrine un peu. Mais la fatigue a eu raison de moi hier soir et je n'ai pas eu le courage d'y ajouter un journaling, encore mois d'y insérer un de ces jolis cadres que j'aime tant.
Mais les deux réunies me satisfont tout de même :
Le site des Aresquiers est essentiellement connu pour sa longue plage de coquillage, réputée l'une des plus belles et des plus tranquilles de l'Hérault, mais il mérite également que l'on s'y intéresse pour ses étangs, ses sansouires et son bois.
En effet, la proximité des marais et de la forêt confère au site une très grande valeur biologique, favorisant le développement d'espèces animales et végétales variées indifféremment apparentées à l'un ou l'autre de ces deux milieux.
09 mai 2008
Photos
La journée d'hier ayant été consacrée à la rénovation de l'appartement d'une de nos amies, je n'ai pas scrappé.
Voici donc, pour vous faire patienter jusqu'à demain, quelques photos de notre dernière ballade dans les Alpilles, de celles qui ont rejoint la longue liste de mes fleurs à scrapper.
Un ornithogale,
Un Orchis de Robert,
Quelques Iris Nains,
Des Narcisses Douteux... mes préférés, ils sont si minuscules et si beaux...
Et une dernière que je n'ai pas encore pris le temps d'identifier...
Ma copine Laurence m'avait, ce jour là, prêtée son appareil numérique qui est bien plus perfectionné que le mien.
J'ai passée une journée comme je les aime, à courir dans la colline derrière les fleurs et les papillons.
A demain pour du scrap.
Bonne journée !
08 mai 2008
Palmier Chanvre
Mon Dieu, qu'est-ce qu'il m'arrive ?
Jugez plutôt... Ca m'a tout l'air d'une crise de tonicité sur-aigue !!!...
Je me suis inspirée, pour cette page, d'une page de Cath que j'envisage d'élever très prochainement au grade de première muse !!!
La photo a été prise à la bambouseraie à Anduze.
Il s'agit d'un palmier de Chine encore nommé palmier chanvre.
Adulte, il mesure jusqu'à 12 ou 15 mètres.
Son nom botanique, Trachycarpus Fortunei, lui a été attribué en hommage au botaniste Robert Fortune qui fut le premier, vers 1850, à l'importer de Chine.
C'est le plus répandu en France, parce qu'il est le plus résistant au froid (-15° à -18°) et à l'humidité, qu'il s'adapte à tout type de sol et supporte un ensoleillement modéré, l'essentiel étant de le protéger de vents trop froids.
Enfin, il est dioïque: il existe des pieds mâles et des pieds femelles et la présence des deux est nécessaire pour que se produise la pollinisation. Le pied femelle porte ensuite des fruits noirs violacés, comestibles à maturité mais peu recherchés.
...
Mon programme de ces jours-ci ne m'a permis de visiter l'ensemble de vos blogs...
Ne m'en tenez pas rigueur, je reviens très vite...
Merci à toutes pour vos commentaires, ils me sont toujours aussi précieux.
Bonne journée !
07 mai 2008
Rhum
Hier, Cath me lançait le défi suivant : faire une page dans des coloris très toniques, qu'il est vrai, j'utilise très peu.
J'ai donc annulé mon programme de la journée, j'ai choisi la musique qui me semblait adaptée, je me suis armée de ma paire de ciseaux et de mes papiers... et je me suis lancée.
Voici ce que ça donne :
Cath, j'espère que j'ai répondu à ton attente parce que, très franchement,... je me suis surpassée !
J'ai d'ailleurs bien cru devoir courir acheter des papiers adaptés spécialement pour cette page (la bonne excuse!!!). Heureusement qu'il m'arrive, de temps en temps, d'acheter un magazine ou deux offrant quelques feuilles dans ces fameux tons très colorés que je n'utilise jamais !!!
Quoiqu'il en soit, je me suis beaucoup amusée... et je suis fin prête pour un prochain !
La citation est le refrain d'Encore du Rhum, une chanson de Soldat Louis que je trouve finalement très belle et dont voici les paroles:
Refrain :
Encore un rhum
Et puis un rhum
Pour s'mettre la tête
Cap sur Babylone
Patron sers-moi un rhum
Toi l'môme écrase un peu
Me gueulait toujours mon vieux
Lui y'a qu'en mer qu'i'buvait pas
Un pied à terre rattrapait ça
Gonflant un peu mon n'veu
Pas cool si tu comprends mieux
Pourtant parfois j'sais pas pourquoi
Quand ça prenait i'm'racontait
Refrain
A 14 ans la mine
18 ans encore la mine
Collé une tête au contremaître
Pas trop son truc le genre trouduc'
Voyait pas bien l'avenir
Pas clean si ça t'fait plaisir
Dans la marine on voit aut'chose
Y'a des frangines pas d'silicose
Refrain
Les glandes i's'fait la marchande
Tous les bordels qui l'attendent
Vas-y qu'j'm'assomme que j'fume l'opium
J'prends des bitures de toutes natures
Il aimait ça le vieux
C'était son trip si t'aimes mieux
I's'prenait dieu entre quat'z'yeux
Pour qu'il assure en cas d'coup dur
Refrain
Si tu m'entends là-haut
Fallait bien qu'tu saches mat'lot
Que j't'ai dans le coeur mille fois par heure
Et qu'ça rend triste
Ton grand con fils
Refrain
...
Ceci fait, je ne résiste pas à l'envie d'ajouter un petit commentaire sur ce fameux produit aujourd'hui scrappé.
Le rhum est issu de la canne à sucre.
Cette dernière, originaire de l'Inde, a été introduite aux Antilles à la fin du XVè siècle.
Elle plantée d'Avril à Juillet et récoltée une fois par an.
La tige est coupée avec un coupe-coupe au plus près du sol, étêtée puis débarrassée de ses feuilles sèches.
Comme le bananier, la canne à sucre fait des rejetons et n'est replantée que tous les cinq ou six ans.
Elle est ensuite coupée en morceau, broyée pour en extraire le vesou (le jus) puis déposée dans des cuves de fermentation. Celle-ci débute une heure, environ, après le broyage et s'effectue à l'air libre, pendant 12 ou 48 heures. Le sucre du jus de canne se transforme naturellement en alcool grâce aux levures naturelles qu'il contient.
Le jus fermenté est enfin distillé.
A la sortie de la colonne de distillation, le rhum de coulage est limpide et affiche jusqu'à 80° d'alcool.
Il est ensuite stocké dans des foudres de bois ou d'inox.
Pour obtenir l'appellation "rhum vieux", il doit cependant être stocké dans des fûts de chêne où il reste 4 ans au moins.
Avant commercialisation, le degré d'alcool du rhum est ramené à 50° ou 55° par addition d'eau.
Les rhums blancs et ambrés sont très rarement consommés seuls. Ils entrent, le plus souvent, dans la composition de cocktails de toutes sortes ou sont arrangés par la macération de fruits, de plantes ou d'épices. A mon sens, rien ne vaut, cependant, le traditionnel Ti'punch, sinon, peut être, l'excellent Shrubb, délicatement aromatisé à l'orange ! Miam ! Miam !
Bonne Journée!
06 mai 2008
Beni Kheddache, suite...
Voici donc, comme promis, la page qui fait face à celle d'hier.
Et les deux réunies :
Pour le seul plaisir de Patricia, j'y ai rajouté un petit journaling qui reprend ce que je vous disais hier de ce petit village, en y précisant qu'il était perché sur le haut d'un plateau.
Je me suis rendue compte, après coup, que j'avais utilisé le même coordonné que pour mes pages consacrées à la Pointe de Châteaux.
Il est vrai que j'aime beaucoup ces papiers, qui, tout en étant bleus, restent très doux.
Et pour compléter ces deux pages et me faire pardonner d'être un peu fainéante ces deux derniers jours, voici une petite photo de ce que sont ces ghorfas, à l'intérieur.
Bonne journée !
05 mai 2008
Beni Kheddache
Ma page d'aujourd'hui est inspirée du dernier sketch de Scrap'Idées :
C'est un sketch de Corinne
La photo a été prise à Beni Kheddache. Ce sont ces anciens greniers appelés ghorfas que j'ai déjà scrappé ici et là.
Beni Kheddache est un village du sud tunisien situé entre le Djebel Dahar et le Grand Erg Oriental. Il appartient au gouvernorat de Médénine.
L'ancien ksar a été détruit en 1958 mais quelques ghorfas subsistent encore à l'entrée du village à côté de la mosquée.
Une seconde page est prévue, mais le soleil, aujourd'hui, a eu raison du scrap et je n'ai pas eu le temps de la finir.
Peut être la verrez-vous demain!
Bonne journée !
04 mai 2008
Bourrache
Merci à toutes pour l'accueil que vous avez réservé à mon premier mini. Vos commentaires m'ont ravie et m'incitent à recommencer.
...
J'ai, une nouvelle fois choisi une photo prise à la Gardiole pour ma page d'aujourd'hui.
C'est une bourrache.
C'est une plante originaire de Syrie, et son nom arabe (abu rach) signifie "le père de la sueur", en référence à ses propriétés sudorifiques. 
Son nom botanique est borago officinalis.
Elle a donné son nom à la famille à laquelle elle appartient : les boraginacées.
On la trouve dans tout le bassin méditerranéen, ainsi que dans beaucoup d'autres régions d'Europe centrale.
Elle pousse dans les cultures, les jachères, les friches et parfois sur le bord des chemins dans des endroits ensoleillés jusqu'à 1800 mètres.
Elle fleurit d'avril à septembre. Ses fleurs en étoile sont bleu vif.
Toute la plante est recouverte de poils courts et drus.
Les fleurs et le feuilles de la bourrache sont comestibles.
Fraiches elles sont surtout utilisées comme épice pour agrémenter les salades. Les feuilles peuvent également parfumer les yaourts ou les fromages ou encore être cuites comme les épinards. Les fleurs, quant à elles, sont utilisées aussi pour aromatiser les boissons fraiches.
La bourrache possède, enfin, de nombreuses vertus médicinales. Utilisée nature, en tisane ou en pâte épaisse, elle est ainsi réputée adoucissante (elle dégage les voies respiratoires et calme les maux de gorge), diurétique, dépurative (elle nettoie le sang de ses impuretés), tonique, régénératrice, rafraichissante (elle fait baisser le fièvre) et apaisante (elle diminue les ecchymoses et les dermatoses).
Bonne Journée !!
03 mai 2008
Mini "Cases Créoles"
Je viens d'achever mon tout premier mini.
Je me suis beaucoup amusée, mais j'ai trouvé la mise en page difficile.
J'ai trouvé malaisé , entre autre, de coordonner toutes ces pages... mais je suis assez satisfaite de mon résultat.
Le modèle est celui de Cath, que vous trouverez ici.
Attention c'est un peu long.




N'ayant pas énormément de photos valables, j'ai comblé les vides par un long... très long journaling que je vais tenter ici de vous résumer...
Née de la nécessité des colons de loger leurs esclaves africains, la "case nègre" est apparue, aux Antilles dès le XVIIè siècle. Elle est alors conçue pour le repos uniquement, elle n'est pas aménagée.
A partir de 1848, avec l'abolition de l'esclavage, la case créole devient progressivement un lieu de vie pour la population locale et l'habitat rural traditionnel des Antilles.
Elle s'agrémente de dépendances, parmi lesquelles la cuisine, isolée pour préserver le lieu de vie des risques d'incendie provoqués par la cuisson au charbon, le jardin destiné à subvenir aux besoins alimentaires de la famille, et la case à eau pour la toilette.
La case a d'abord été construite selon la technique de l'entrecroisement des gaulettes.
Les gaulettes étaient des branches de merisier entrecroisées puis enduites avec un mélange d'argile et de paille. Le toit était alors en paille de canne.
S'il y a un demi siècle encore, cette technique était encore employée dans les campagnes du nord-est de Grande Terre, elle n'est, aujourd'hui, guère plus pratiquée qu'à Marie Galante.
Le modèle traditionnel est le "dé pyez kaz", case deux pièces en créole : une chambre et un salon. Orienté est-ouest pour bénéficier des alizés et le rendre agréable, il mesure 3m sur 6m, le sol est en terre battue ou en bois et les fenêtres y sont remplacées par deux portes. Elles ne sont pas vitrées, mais protégées par des persiennes ajourées qui laissent entrer l'air.
Le toit, en tôle ondulée, est pentu pour laisser s'écouler l'eau lors des fortes pluies de la saison humide.
Le "dé pyez kaz" s'étend cependant à volonté. Accompagnée d'un ancrage au sol, cette extension se fait par une série de bourgeonnements successifs autour du module originel.
La pièce maitresse reste la véranda. Aménagée d'un fauteuil, d'une table et de quelques bancs, elle est un lieu de convivialité et de rencontre, l'endroit privilégié pour le repas.
Autrefois, la case devait avant tout être mobile pour s'adapter aux différents mouvements de la famille. Elle était ainsi simplement posée sur quelques pierres qui l'isolaient de l'humidité du sol. Pour déménager, il suffisait, dès lors, de hisser sa case sur une remorque tirée par des boeufs et plus tard par une camionnette.
Au cours du XXè siècle, pour prévenir les nombreux caprices de la nature, la case change parfois d'aspect : elle est alors construite sur deux étages, la premier étant en béton pour se protéger du feu et des cyclones, le second en bois plus résistant aux tremblements de terre et à l'abri des inondations.
Ce second étage reste cependant bien fragile et peu armé contre les vents violents...
Je me suis inspirée, pour ces commentaires, de l'article consacré aux cases créoles chez Wikipédia, des liens qui figurent sur ce même site et de mes guides touristiques.
...
Voilà, j'ai fait fort aujourd'hui !!!
Vous qui êtes arrivé(e)s au bout... je vous remercie du fond du cœur!!!
Promis, demain, pour me rattraper... ce sera plus court.
Bonne journée!













