Je viens d'achever mon tout premier mini.
Je me suis beaucoup amusée, mais j'ai trouvé la mise en page difficile.
J'ai trouvé malaisé , entre autre, de coordonner toutes ces pages... mais je suis assez satisfaite de mon résultat.
Le modèle est celui de Cath, que vous trouverez ici.

Attention c'est un peu long.

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N'ayant pas énormément de photos valables, j'ai comblé les vides par un long... très long journaling que je vais tenter ici de vous résumer...

Née de la nécessité des colons de loger leurs esclaves africains, la "case nègre" est apparue, aux Antilles dès le XVIIè siècle. Elle est alors conçue pour le repos uniquement, elle n'est pas aménagée.
A partir de 1848, avec l'abolition de l'esclavage, la case créole devient progressivement un lieu de vie pour la population locale et l'habitat rural traditionnel des Antilles.
Elle s'agrémente de dépendances, parmi lesquelles la cuisine, isolée pour préserver le lieu de vie des risques d'incendie provoqués par la cuisson au charbon, le jardin destiné à subvenir aux besoins alimentaires de la famille, et la case à eau pour la toilette.
 
La case a d'abord été construite selon la technique de l'entrecroisement des gaulettes.
Les gaulettes étaient des branches de merisier entrecroisées puis enduites avec un mélange d'argile et de paille. Le toit était alors en paille de canne.
S'il y a un demi siècle encore, cette technique était encore employée dans les campagnes du nord-est de Grande Terre, elle n'est, aujourd'hui, guère plus pratiquée qu'à Marie Galante.

Le modèle traditionnel est le "dé pyez kaz", case deux pièces en créole : une chambre et un salon. Orienté est-ouest pour bénéficier des alizés et le rendre agréable, il mesure 3m sur 6m, le sol est en terre battue ou en bois et les fenêtres y sont remplacées par deux portes. Elles ne sont pas vitrées, mais protégées par des persiennes ajourées qui laissent entrer l'air.
Le toit, en tôle ondulée, est pentu pour laisser s'écouler l'eau lors des fortes pluies de la saison humide.

Le "dé pyez kaz" s'étend cependant à volonté. Accompagnée d'un ancrage au sol, cette extension se fait par une série de bourgeonnements successifs autour du module originel.
La pièce maitresse reste la véranda. Aménagée d'un fauteuil, d'une table et de quelques bancs, elle est un lieu de convivialité et de rencontre, l'endroit privilégié pour le repas.

Autrefois, la case devait avant tout être mobile pour s'adapter aux différents mouvements de la famille. Elle était ainsi simplement posée sur quelques pierres qui l'isolaient de l'humidité du sol. Pour déménager, il suffisait, dès lors, de hisser sa case sur une remorque tirée par des boeufs et plus tard par une camionnette.
Au cours du XXè siècle, pour prévenir les nombreux caprices de la nature, la case change parfois d'aspect : elle est alors construite sur deux étages, la premier étant en béton pour se protéger  du feu et des cyclones, le second en bois plus résistant aux tremblements de terre et à l'abri des inondations.
Ce second étage reste cependant bien fragile et peu armé contre les vents violents...

Je me suis inspirée, pour ces commentaires, de l'article consacré aux cases créoles chez Wikipédia, des liens qui figurent sur ce même site et de mes guides touristiques.

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Voilà, j'ai fait fort aujourd'hui !!!
Vous qui êtes arrivé(e)s au bout... je vous remercie du fond du cœur!!!
Promis, demain, pour me rattraper... ce sera plus court.

Bonne journée!